Interview Suisse Moi

Sylvain Nicolier est un touche à tout qui n'arrête jamais. Ce Suisse qui a la bougeotte se consacre pleinement à son blog de voyage participatif Suisse Moi depuis 2016. A 20 ans il parcourait déjà le monde, partageant sa bonne humeur et sa motivation, 14 ans plus tard, il vit en partie de ses passions. Grand sportif il est également à l'aise à l'écran et a également sa propre chaîne Youtube. C'est un débrouillard qui a choisi de se donner à fond dans ce qu'il aime, notamment lorsqu'en 2002 il a créé Areriroru, une association pour propager la bonne humeur à travers des rencontres plus ou moins sportives. Nous espérons que cette dernière interview vous donnera autant la pêche qu'à nous.

Photo d'illustration, image de couverture du Facebook de Suisse Moi

Interview de Sylvain Nicolier, du blog Suisse Moi, mars 2017

On va commencer par la question la plus classique, mais indispensable : Pourriez-vous vous présenter pour toutes les personnes qui ne vous connaissent pas encore ?

Alors je m’appelle Sylvain Nicolier, j’ai 34 ans, je suis Suisse, je vis la plupart de l’année à Lausanne dans une charmante ville, mais je voyage beaucoup. En fait j’ai créé un concept de voyage participatif où les internautes influencent mes aventures en me proposant le contenu de mes voyages. Mais sinon j’étais aussi président d’une association pour la promotion de la bonne humeur. Je suis animateur socio-culturel, je travaille pour une fondation qui s’appelle FASL, qui organise des événements pour la jeunesse. Voilà, je suis marié, et pas encore d’enfants.

Suisse moi c’est avant tout un concept innovant: le voyage participatif. Vos abonnés vous proposent des idées voyagent avec vous à travers votre blog.Comment vous est venue l’idée de faire ça et est-ce qu’à l’époque vous pensiez un jour pouvoir vous y consacrer pleinement ?

Pour l’instant ça me prend à peu près 50% de mon temps. Moi je suis aussi toujours parti du constat que voilà le travail c’est important, il faut gagner sa vie. Mais de faire du bénévolat ou de faire des activités en lien avec sa passion c’est d’autant plus important. Donc je regarde pas forcément les dépenses, et puis j’essaye de faire quelque chose qui me plaît.

Je voyage depuis l'âge de 20 ans où je suis parti en premier aux Etats-Unis, soit disant pour apprendre l’anglais, et puis aussi un peu pour ma mère, parce que je ne trouvais pas de travail en Suisse, et je n’avais pas d’expérience. Et puis j’ai chopé vite le virus du voyage, du coup j’ai voyagé plusieurs mois par années, durant presque les 14 dernières années. Et je me suis rendu compte que c’était possible de voyager avec peu d’argent, et du coup de vivre simplement en Suisse, en économisant, et puis après de vivre simplement à l’étranger aussi. Mais comme le Franc, l’Euro sont plus forts que d’autres monnaies étrangères on peut vraiment vivre sympathiquement en ayant plein d’expériences.

J’ai eu l’idée de créer ce site internet avec ce côté participatif, ça va aussi en lien avec mon métier d’animateur culturel, et puis je trouvais que je pouvais bénéficier des expériences des internautes, de la communauté, et puis en échange ils pouvaient vivre avec moi des voyages.

Est-ce que le concept fonctionne bien : vous recevez beaucoup de propositions intéressantes ?

J’ai toujours des propositions intéressantes oui. Mais c’est vrai que des fois j’ai attentes, j’aimerais que les gens se cassent un peu plus la tête pour trouver des idées originales, des défis originaux, parce que l’idée c’est quand même aussi c’est de pouvoir de sortir des sentiers touristiques. Mais malheureusement les gens s’y connaissent, en général c’est des choses touristiques, donc on me propose des choses touristiques à faire, et puis j’essaie de faire un espèce d’équilibre entre des choses un peu sauvages, et puis des choses complètement aménagées. C’est vrai que c’est difficile de sortir des sentiers touristiques je trouve en 2016-2017. Il n’y a pas forcément énormément d’endroits où c’est possible.

Y-a-t-il un défi que vous n’avez pas osé faire jusque là ?

Oui, il y a énormément de défis que je n’ai pas osé faire. On a chacun nos limites. Par exemple moi je dis toujours un défi qui me fait peur c’est chanter. Donc voilà il y en a plein pour eux c’est hyper facile. Moi je suis plus à l’aise dans des trucs sportifs. Je ne sais pas, chanter c’est quelque chose qui me fais peur, où je sens que je dois me dévoiler, etc. Donc voilà, c’est un truc que j’ai pas osé faire. Après c’est sur internet, donc on me propose plein de trucs complètement débiles. Donc je vais choisir des trucs que je trouve intéressants à faire, intéressants à vivre, et puis à montrer aussi en vidéo.

Vous semblez fourmiller d’idées amusantes pour encourager le sport, la rencontre, et la bonne humeur tout simplement. Après Areriroru vous avez décidé de vous concentrer sur Suisse moi, quels  sont vos objectifs pour la suite ?

Ben je crois que mon objectif il est simple. C’est essayer de vivre intensément, et d’être heureux. Et puis moi je pense qu’avec ma personnalité pour être heureux j’ai besoin d’être assez dynamique. C’est en lien avec ma personnalité. J’ai besoin de challenge, de dynamisme, de nouvelles choses. J’ai peur aussi de voir défiler ma vie un petit peu dans la routine et puis d’un coup me rendre compte qu’il y a trop d’années qui seront passées. Donc avec Suisse Moi, ça me permet de découvrir plein d’endroits, et puis de faire plein de petites activités, de petites choses qui me plaisent et que je trouve hyper cool.

Après à côté de ça ben oui, j’ai envie de fonder une famille, et puis d’aménager ma vie autour de mes passions et de mes envies.

Mon objectif ce serait de... j’aimerais bien pouvoir vivre de Suisse Moi. C’est à dire gagner un peu d’argent sans forcément que ce soit mon activité principale. Parce que de voyager toute l’année c’est pas du tout mon but. Je trouve intéressant d’avoir un équilibre entre une vie de voyages, et puis après d’être posé sur son canapé. De retour quand même dans la routine et dans l’endroit connu comme chez soi.

Voyager c’est l’occasion de découvrir des cultures et des peuples, mais aussi de nouvelles recettes. Quelle à été votre meilleure découverte culinaire que vous nous recommandez d’essayer pour faire voyager nos papilles depuis chez nous ?

Moi je suis quelqu’un qui aime les choses sucrées, donc les desserts. Donc par exemple en Albanie, j’ai découvert le trilece, qui est un gâteau d’origine Italienne avec trois différents laits, de la crème, du lait condensé, du lait... C’est un gâteau assez humide qui est excellent. Sûrement pas très bon pour la santé. Mais qui est vraiment très très bon.

Sinon je reviens aux Philippines. J’ai découvert deux autres gâteaux. Le banoffee, qui est un gâteau à base de bananes et de biscuits. Et l’autre le mango float. Ca ressemble un peu à un tiramisu, mais avec de la mangue. Et le tiramisu est aussi un de mes desserts préférés.

Ca me donne faim tout ça!

Vous voyagez depuis plus d’une décennie maintenant, quelle est l’astuce indispensable que vous avez apprise sur le tas ?

Faire confiance à son instinct. On voyage. Il faut faire confiance aux gens, mais pas tout le temps. Donc faire confiance aux gens, s’ouvrir, essayer de comprendre la culture des autres, c’est pas toujours évident. Et si tout d’un coup il y a notre instinct qui nous dit il y a quelque chose qu’on ne sent pas, il ne faut pas le faire, il ne faut pas forcément se forcer. Toujours un peu un équilibre entre sortir de sa zone de confort, mais pas trop loin, et puis faire confiance aux gens, mais on sait que de temps en temps on peut se faire arnaquer aussi. Mais, en général ce que disent les médias c’est pas vrai, il faut aller vivre ou aller voir vraiment des endroits… Franchement moi il m’est jamais vraiment rien arrivé de mauvais en voyage. A part des problèmes d’estomac!

Nous pouvons voir sur votre blog que vous êtes particulièrement énergique et actif: beaucoup de sports, de langues étrangères, de voyages, de projets... Un petit mot pour motiver les jeunes à se lancer dans l’aventure comme vous ?

Pour savoir ce que vous aimez faire, il faut déjà savoir ce que vous n’aimez pas faire. Comme tout le monde j’ai fais des boulots qui ne me plaisaient pas au début, et puis c’est ça qui m’a motivé je pense à vraiment trouver des activités qui me plaisent. Et puis moi, tous les projets que j’ai créé, c’était vraiment des projets en lien avec ma personnalité, avec qui je suis, avec ce que j’ai envie de mettre en avant. Parce que peut-être on va vous dire ben voilà, “fais cette activité”. Mais du coup ça va développer une partie de vous peut-être que c’est pas celle là que vous voulez mettre en avant, que vous voulez développer. Donc réfléchissez à vous, qui vous êtes, quelles sont vos qualités, qu’est-ce que vous avez envie de faire, quelles sont les choses que vous avez envie de mettre en avant.

J’ai entendu un truc dernièrement sur internet que je trouvais hyper cool. Au lieu de vous demander quel travail vous voulez faire, réfléchissez à quel verbe vous correspond. Est-ce que vous êtes quelqu’un qui souhaite partager: ça peut être des idées, des projets... Est-ce que vous voulez être quelqu’un qui veut soigner: donc ça peut être quelqu’un dans le domaine des soins, être médecin, faire des massages, etc.  Est-ce que vous voulez inventer: faire de la recherche, travailler dans les domaines plutôt techniques. Donc je trouve hyper cool de réfléchir sur un verbe qui nous caractérise. C’est peut être plus facile que d’avoir un métier précis au début. Parce que de toute façon vous le savez, vous allez changer de métier. L’important c’est de construire une base pour votre avenir qui va vous être utile par la suite. Faites ce que vous aimez avant tout. Faites ce que vous aimez, mais aillez une espèce de sécurité derrière, donc moi je travaille aussi à côté une partie pour gagner un peu d’argent, et puis après je vis de ma passion.

Voilà. Ca me fait plaisir d’avoir répondu à ces questions. je vous souhaite une excellente continuation. Et puis allez regarder mes vidéos!

Sylvain

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